Sale gaillard!

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Sale gaillard!

Message  Mr. Goodref le Mer 16 Déc - 6:14

Une pièce sans fenêtre ne laisse pas la possibilité à une grande interprétation de ce qui se passe dans le monde extérieur.

Toute fois, certains indices aident à se situer. Visiblement, après avoir assommé les sans-abris, les gars en tenue de combat les ont placés sur un bateau. Le mouvement constant de gauche à droite en témoigne. Ça, et aussi le maigre Martin qui régurgite sa bile avec tout un mal de mer au cœur. La pièce n’est pas aérée, mais au moins, elle est assez large, et assez éclairée. 7 personnes s’y trouvent, dont 5 qui se tiennent loin de Martin, un seul ayant la compassion pour le réconforter. Quoiqu’en vérité, personne ne se sent très heureux, dans cette embarcation où ils ont tous été menés contre leur gré.

Jonathan « John » Goodref s’était retrouvé dans un bâtiment désaffecté, à Manhattan, lors de l’enlèvement. Ça faisait une semaine qu’il y squattait. Le loyer n’est pas cher, le fun est toujours là, sans parler de la bonne compagnie! Un ami d’un ami l’a référé à Pink, qui squatte cette bâtisse. Goodref et les autres habitués se sont tout de suite très bien entendus! Passer leurs journées à déconner, alcool et drogue, une seule télé sans câble, mais avec lecteur DVD, ce qui suffit toujours amplement!

Grand, teint pâle, habillé du manteau qu’on lui a laissé. Rien de ce qu’il parait ne permettrait à juger John à sa juste valeur. Toute sa personnalité, sa témérité est gracieusement cachée derrière son étouffante moustache. Une grosse moustache, qu’il a laissé pousser non seulement à cause de ses lointaines origines britanniques, mais surtout par style déplacé.

Ça a été une belle semaine. Mais présentement, Goodref se tient devant la porte de la pièce. Ça doit faire 20 minutes que les moteurs de l’embarcation semblent avoir cessé de fonctionner. Et peu importe qui ouvrira la porte en premier va payer.

Non pas que ce léger changement de plan ne dérange John, loin de là! C’est plus une question de grand équilibre universel, que de frapper n’importe qui en partie responsable de son enlèvement, contre son gré. Alors lorsque la porte entre-ouvre… Bang!

Goodref pousse la porte sur le nez du garde qui a eu la malchance d’avoir la responsabilité des clés. Ce dernier recule sur le pont de l’embarcation, pendant que trois des autres gardiens convergent vers l’agresseur pour le maîtriser. Les deux premiers le retiennent d’abord par les bras, avant d’aller l’étamper sur le mur de la cabine en poussant de leurs épaules. En bonne justice, le troisième vient donner un coup de poing dans le visage à John.

- Checkez les autres, si y’en a encore avec la tête dure! dit le garde qui a donné le coup de poing.

Il se retourne vers son prisonnier, avec un grand sourire sadique.

- Bienvenu sur Midgard. Vous vous appellez?
- Goodref. Jonathan Goodref. À qui ai-je l’horreur?

Un autre coup de poing vient servir de réponse.


Les quartiers qu’on donne à Goodref, ce que l’on pourrait appeler sa « chambre » est très basic. Table, chaise, lit. C’est une cellule. On vient lui expliquer les détails quelques minutes après son entrée de force dans le complexe.

Un homme grand et costaud traverse les gardes pour entrer dans la chambre, habillé en chemise rayée laide, grosse lunettes à montures épaisses et pantalons noir.

- Bonsoir M. Goodref. Je suis le docteur Carlson. Ça va bien aujourd’hui?
- Très bien. Et vous?
- Oui, dit le doc en écrivant quelque chose dans ses notes. Je vais aller droit au but.

« Midgard est une île qui a sa propre nation. Ici, dans ce complexe 70, on fait des expériences de mutation humaine. Souvent on a des volontaires qui s’y présentent à cause de certains avantages sociaux ou économiques que l’administration peut offrir, mais le cas de votre groupe est particulier. Ce qu’on veut donner à votre batch, c’est un produit qui n’a pas été testé. Comme on donne une certaine assurance de survivre aux volontaires, on a dû vous prendre contre votre gré vu votre statut relativement anonyme.

Comme je vous l’ai dit, ce à quoi on va vous exposer devrait provoquer une mutation génétique. Vous pourriez avoir la peau verte, cracher du feu… Ou bien vos organes internes pourraient se mettre subitement à fondre. Est-ce que vous comprenez?»

L’attitude sceptique de John prend un certain temps à laisser ses cordes vocales fonctionner à nouveau.

- Vous êtes sérieux?
- Très.
- Je vous crois pas!
- C’est pas important. Ce qui est important, et la raison pourquoi je vous dit tout ça, c’est que vous allez devoir prévenir le personnel médical de toute condition antérieure, médicament vous prenez, drogue…
- Non! J’vais pas servir de rat de labo pour votre criss de test de médicament!
- C’est pas un médicament. Les résultats vont servir strictement à mieux comprendre le génome humain.
- Quoi? Fuck you!

Le doc semble trouver simplement ridicule cette dernière réponse, et fixe Goodref un moment.

- Faites juste nous prévenir si vous avez des effets secondaires. Ça pourrait vous sauver la vie. En plus de faire avancer nos recherches. Bye.

À ce signal, les gardes viennent prendre de force John, un garde par bras, et un autre tient les pieds, chacun d’une main ferme. Tous les mouvements de tous les sens que John peut faire ne servent à rien. Il tente de s’accrocher au mur ou de donner des coups de pieds sans résultats.

- Criss, lâchez moi, ostis de sales!

Le groupe de cinq arrivent devant une porte sécurisée. Après un code sur le clavier à côté de la porte, le doc laisse entrer les trois gardes avec le prisonnier. Ce dernier est guidé vers un groupe de deux personnes. Homme ou femme, impossible à déterminer. Ils sont habillés en habits jaunes, complètement imperméables, avec des masques à oxygène qui couvrent les visages. L’un deux sort une seringue d’un chariot, et l’injecte directement dans le cou de Goodref.

Depuis, aucun mouvement n’est possible pour lui. Le personnel médical l’a injecté d’un produit léthargique, qui inhibe ses capacités neuro-motrices. Oh, John est conscient, voit tout, entend tout. C’est pourquoi il peut sentir son cœur battre à une force exagérée quand les hommes en habits jaunes le trainent sur une civière.

Ils traversent quelques portes et entrent quelques codes. Les lumières défilent au-dessus des yeux asséchants de John. Puis, ils arrivent dans une salle complètement blanche. Au fond, John voit une grande vitre qui donne sur un bureau. Il y a le docteur, un homme en complet-cravate, et une jeune fille à ses côtés. Aucun ne semble révolté contre son était manifestement inacceptable. C’est à ce moment qu’il remarque le bassin.

Au centre de la pièce se trouve une cuve blanche. Les hommes l’y amènent, sans même avoir la gentillesse de lui fermer les yeux. Ils l’y déposent doucement, et accote la tête sans brusquer contre le bord. Goodref a même encore ses vêtements! Il les regarde à travers l’eau bleue épaisse dans laquelle il est immergé.

Puis, la sensation se déclenche. L’eau, le liquide, bleu pose une gigantesque pression sur sa peau, vient à l’assécher. Il sent le bout de ses doigts se friper, ses lèvres craquer… Et tous ses muscles commencent à se contracter. Cette sensation fait intensément mal! Les gens à travers la vitre voient son regard horrifié à travers ses yeux qui sont désormais rouges par déshydratation, sans broncher.

Après quelques secondes interminables, un bruit de machine se fait entendre, et l’eau commence à drainer.

Aspirée par le fond de la cuve.

Puis les gardes médicaux marchent vers Monsieur Jonathan Goodref, l’injectent d’un sédatif. Il s’endort en toute douleur, et eux lui ferment finalement les yeux.


Un réveil, petit matin paisible.

Goodref crie en ouvrant les yeux. Il est sur un lit, mais ne se sent pas bien du tout. Une intense céphalée lui bouille le cerveau. Il tente de se concentrer pour réaliser quoi faire de son mal de tête, en vain.

- Dure nuit?

Cette voix vient d’à côté. Goodref n’est pas dans la cellule de la veille. C’est une chambre à proprement dit. Un grand homme à la peau noire le regarde à partir d’un autre lit.

- Tu ferais mieux de pas t’en faire. Le plus dur, hé ben, c’était la nuit!
- Faut que j’parte d’ici!

Cette déclaration provoque un nouveau mal de tête.

- Tu penseras à ça plus tard. Ils t’ont déjà prescrit des médicaments pour ton mal de tête. Tu vois, le petit sac qu’ils t’ont mis à la veine? C’est des tylénols. Pas mal, hein? Je m’appelle Jésus, j’suis ton compagnon de chambre pour le temps de te caser sur cette île.

La voix semi-amicale à accent française fait quand même un certain effet apaisant. De toute façon, la fièvre force Goodref à se redéposer la tête sur son oreiller.

- Allez, sale gaillard. Bienvenu à Midgard.

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Capacités Naturelles
Force : /20 -> 4/20
Rapidité : /20 -> 8/20
Agilité : /20 -> 7/20
Dextérité : /20 -> 6/20
Visée : /20 -> 10/20
Endurance : /20 -> 4/20
Intelligence : /20 -> 7/20
Chance : /20 -> 4/20
 
Capacités Surnaturelles
Concentration : /20
Puissance : /20 -> 1/20
Habileté : /20 -> 2/20
Compréhension : /20 - > 2/20
Développement : /20

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Si y'a de quoi, Mp moi!


Dernière édition par Mr. Goodref le Mer 16 Déc - 15:12, édité 1 fois (Raison : Réajustement des points)
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Re: Sale gaillard!

Message  Hugo Laprade le Mer 16 Déc - 11:34

On dit immersion dans un liquide bleu avec migraine ?
Tu vas commencer, comme Kharnajh et 79 AU 196,966 55 u (L'or) dans le complexe 70 pour permette plus facilement l'RP.
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